Décidément, vous allez finir par penser que je suis accro…Mais c’est même pas vrai d’abord. Ce sont des résultats intéressants au niveau thérapeutique, c’est tout.
Parlons donc encore du cannabis, et de ses vertus. Les auteurs de l’article paru dans Science (1), ont observé « par hasard », que des souris KO pour les deux types de récepteurs au cannabis, avaient plus de lésions de grattage autour des trucs d’identification en nickel placés dans leurs oreilles, comme la vache qui rit, un peu (KO signifie qu’elles n’expriment pas ces récepteurs).
Ils se sont donc sérieusement penchés sur la question. Leur hypothèse de départ était que ces petites bêtes souffraient d’allergies de contact : si vous avez dans votre entourage des personnes ne pouvant porter des bijoux en toc, vous savez de quoi je parle. Au passage, c’est un TRES bon argument pour se faire offrir des breloques en or ou argent massifs exclusivement…
Mais revenons à nos moutons. Ils ont donc fait tout plein des tests avec des substances diminuant ou augmentant l’activation de ces récepteurs. Ils ont également recherché les signes de réaction inflammatoire et immunitaire cutanées.
Et à l’issue de tout ce boulot, ils sont arrivés à la conclusion que d’une part, les lésions observées plus fréquemment chez les souris KO sus-citées étaient bien dues à des phénomènes allergiques, et que d’autre part, les cannabinoïdes (oui, pas la fumette) avaient un effet inhibiteur sur ces phénomènes.
Quand on sait que 5% des hommes et 11% des femmes de nos pays industrialisés présentent ce type de pathologie, on ne peut que se réjouir de ces trouvailles. Y’a plus qu’à passer à l’étape suivante : des médocs !
(1) Attenuation of Allergic Contact Dermatitis Through the Endocannabinoid System. Karsak M et al. 2007. Science 316 (1494 -1497).